Chemsex

Fiche 1 – Triage GHB : “Sommeil profond” et urgences possibles

Temps de lecture : 4 minutes

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Dr Edouard Bougueret

Fiche Chemsex

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Dr Edouard Bougueret

Fiche Chemsex

Objectif
Aider le clinicien (et, par ricochet, les pairs-aidants / proches) à distinguer :

  • une situation à surveiller de près

  • d’une urgence à orienter immédiatement (appel 15 / 112)

  • quand GHB/GBL est en jeu (usage volontaire ou possible soumission chimique).


  • Quand l’utiliser ?

    • Consultation où la personne rapporte :

    • Échanges avec :

      • pairs-aidants, équipes associatives (CAARUD, asso festives, etc.)

      • proches inquiets pour quelqu’un qui consomme ou a consommé GHB/GBL

    • Durée indicative d’usage : 3–5 minutes.

  • Contenu de la fiche

    • questions clés à poser (respiration, réveillabilité, vomissements, contexte, mélanges).

    • Signes d’alerte qui doivent faire envisager un appel au 15/112.

    • Rappel des gestes de base : PLS, ne pas faire vomir, rester avec la personne.

    • Formulations possibles pour expliquer ces repères au patient.


Les 5 questions clés à poser

Objectif : comprendre gravité immédiate + contexte.

  1. Respiration

    • “Quand la personne dort ou est ‘KO’, comment est sa respiration ? Normale ? Très lente, très irrégulière ? Elle fait de longues pauses, ou des ronflements très bruyants inhabituels ?”

  2. Réveillabilité

    • “Quand vous la stimulez fort (parlez fort, secouez l’épaule), est-ce qu’elle ouvre les yeux, parle, se défend ? Ou elle ne réagit presque pas ?”

  3. Vomissements / risque d’étouffement

    • “Est-ce qu’elle a vomi ? Est-ce qu’elle est allongée sur le dos avec du vomi dans la bouche, ou qu’elle tousse / semble s’étouffer ?”

  4. Contexte et quantité

    • “Combien de prises de GHB/GBL, sur combien de temps ? C’est une habitude, ou plutôt récent / après une longue pause ? Antécédents médicaux (cœur, respiration, épilepsie) ?”

  5. Mélanges de produits

    • “Est-ce qu’il y a eu aussi de l’alcool, des benzos (Valium®, Xanax®…), des opiacés (méthadone, héroïne, tramadol, codéine…) ou d’autres drogues ?”


Signes d’alerte = appel 15 / 112

Appeler le 15 (SAMU) ou le 112 immédiatement si :

  1. Conscience / réveillabilité

    • Ne réagit pas à la voix forte + stimulation vigoureuse de l’épaule.

    • Réponses uniquement des grognements / mouvements faibles, impossible de la faire tenir éveillée.

    • Confusion majeure, propos incohérents qui ne s’améliorent pas.

  2. Respiration / couleur

    • Respiration très lente (≤ 8/min) ou avec de longues pauses. PMC+1

    • Respiration bruyante, impression qu’“elle s’étouffe” ou “avale sa langue”.

    • Lèvres ou visage qui deviennent bleutés ou très pâles.

  3. Vomissements et position

    • Vomissements répétés + impossibilité de tenir assis ou debout.

    • Personne allongée sur le dos, avec vomissements, et ne se tourne pas d’elle-même sur le côté.

  4. Convulsions / traumatismes

    • Convulsions (mouvements saccadés, perte de connaissance). RACGP+1

    • Chute / coup à la tête avec perte de connaissance, même brève.

  5. Autres éléments inquiétants

    • Mélanges importants avec alcool, benzos, opiacés ou autres dépresseurs. RACGP+1

    • Surdosage volontaire ou incertain (“on ne sait pas combien elle a pris”).

    • Personne seule, sans possibilité de surveillance de proximité.

Règle simple : en cas de doute sur le niveau de conscience ou la respiration → appeler.


Rappel des gestes de base

Si la personne est inconsciente mais respire :

  • La placer en PLS (position latérale de sécurité) : sur le côté, tête légèrement inclinée vers le bas, bouche dégagée. BNF

  • Vérifier régulièrement qu’elle respire et que la poitrine se soulève.

  • Enlever ce qui pourrait gêner la respiration (écharpe serrée, col fermé…).

Ce qu’il ne faut PAS faire :

❌ Ne pas la faire vomir : risque d’étouffement.

❌ Ne rien faire boire ni manger tant qu’elle n’est pas bien réveillée.

❌ Ne pas la laisser seule, même “juste 5 minutes”.

❌ Éviter de la forcer à marcher, prendre une douche froide, ou la “réveiller” par des méthodes violentes.

Ce qu’il est utile de faire :

  • Rester avec la personne, parler calmement, la stimuler doucement.

  • Noter (si possible) : heure de la dernière prise, produits consommés, antécédents connus.

  • En milieu festif / associatif : prévenir l’équipe référente, sécuriser l’environnement (bruit, foule, risque de chute).


Formulations possibles pour expliquer ces repères au patient / aux proches

a) Pour expliquer le risque de GHB/GBL

  • “Le G, ce n’est pas juste ‘dormir profondément’. À certaines doses, ça peut mettre le cerveau comme en ‘pause’, avec une respiration qui ralentit trop. C’est ça qui peut devenir dangereux.”

  • “On s’inquiète surtout quand on n’arrive plus à réveiller la personne ou qu’elle respire très lentement ou bizarrement.”

b) Pour expliquer quand appeler le 15 / 112

  • “Si un jour vous voyez quelqu’un sous G qui ne se réveille presque pas, ou qui respire très lentement, ce n’est pas à surveiller : il faut appeler le 15 ou le 112 tout de suite.”

  • “Vous n’avez pas besoin d’être sûr que c’est grave pour appeler. Si vous hésitez, vous appelez, et vous expliquez simplement ce que vous voyez.”

c) Pour rassurer sans minimiser

  • “La plupart des comas au G se résolvent avec le temps, mais on ne peut pas deviner à l’œil lesquels vont poser un problème respiratoire. D’où ces repères simples : réveil, respiration, vomissements, convulsions.”

d) Pour outiller les pairs-aidants / équipes associatives

  • “Dans le doute, utilisez vos trois questions : est-ce qu’il/elle respire bien ? est-ce qu’on arrive à le/la réveiller ? est-ce qu’il/elle vomit ou risque de s’étouffer ? Si un de ces points vous inquiète → vous mettez en PLS et vous appelez le 15/112.”

Objectif
Aider le clinicien (et, par ricochet, les pairs-aidants / proches) à distinguer :

  • une situation à surveiller de près

  • d’une urgence à orienter immédiatement (appel 15 / 112)

  • quand GHB/GBL est en jeu (usage volontaire ou possible soumission chimique).


  • Quand l’utiliser ?

    • Consultation où la personne rapporte :

    • Échanges avec :

      • pairs-aidants, équipes associatives (CAARUD, asso festives, etc.)

      • proches inquiets pour quelqu’un qui consomme ou a consommé GHB/GBL

    • Durée indicative d’usage : 3–5 minutes.

  • Contenu de la fiche

    • questions clés à poser (respiration, réveillabilité, vomissements, contexte, mélanges).

    • Signes d’alerte qui doivent faire envisager un appel au 15/112.

    • Rappel des gestes de base : PLS, ne pas faire vomir, rester avec la personne.

    • Formulations possibles pour expliquer ces repères au patient.


Les 5 questions clés à poser

Objectif : comprendre gravité immédiate + contexte.

  1. Respiration

    • “Quand la personne dort ou est ‘KO’, comment est sa respiration ? Normale ? Très lente, très irrégulière ? Elle fait de longues pauses, ou des ronflements très bruyants inhabituels ?”

  2. Réveillabilité

    • “Quand vous la stimulez fort (parlez fort, secouez l’épaule), est-ce qu’elle ouvre les yeux, parle, se défend ? Ou elle ne réagit presque pas ?”

  3. Vomissements / risque d’étouffement

    • “Est-ce qu’elle a vomi ? Est-ce qu’elle est allongée sur le dos avec du vomi dans la bouche, ou qu’elle tousse / semble s’étouffer ?”

  4. Contexte et quantité

    • “Combien de prises de GHB/GBL, sur combien de temps ? C’est une habitude, ou plutôt récent / après une longue pause ? Antécédents médicaux (cœur, respiration, épilepsie) ?”

  5. Mélanges de produits

    • “Est-ce qu’il y a eu aussi de l’alcool, des benzos (Valium®, Xanax®…), des opiacés (méthadone, héroïne, tramadol, codéine…) ou d’autres drogues ?”


Signes d’alerte = appel 15 / 112

Appeler le 15 (SAMU) ou le 112 immédiatement si :

  1. Conscience / réveillabilité

    • Ne réagit pas à la voix forte + stimulation vigoureuse de l’épaule.

    • Réponses uniquement des grognements / mouvements faibles, impossible de la faire tenir éveillée.

    • Confusion majeure, propos incohérents qui ne s’améliorent pas.

  2. Respiration / couleur

    • Respiration très lente (≤ 8/min) ou avec de longues pauses. PMC+1

    • Respiration bruyante, impression qu’“elle s’étouffe” ou “avale sa langue”.

    • Lèvres ou visage qui deviennent bleutés ou très pâles.

  3. Vomissements et position

    • Vomissements répétés + impossibilité de tenir assis ou debout.

    • Personne allongée sur le dos, avec vomissements, et ne se tourne pas d’elle-même sur le côté.

  4. Convulsions / traumatismes

    • Convulsions (mouvements saccadés, perte de connaissance). RACGP+1

    • Chute / coup à la tête avec perte de connaissance, même brève.

  5. Autres éléments inquiétants

    • Mélanges importants avec alcool, benzos, opiacés ou autres dépresseurs. RACGP+1

    • Surdosage volontaire ou incertain (“on ne sait pas combien elle a pris”).

    • Personne seule, sans possibilité de surveillance de proximité.

Règle simple : en cas de doute sur le niveau de conscience ou la respiration → appeler.


Rappel des gestes de base

Si la personne est inconsciente mais respire :

  • La placer en PLS (position latérale de sécurité) : sur le côté, tête légèrement inclinée vers le bas, bouche dégagée. BNF

  • Vérifier régulièrement qu’elle respire et que la poitrine se soulève.

  • Enlever ce qui pourrait gêner la respiration (écharpe serrée, col fermé…).

Ce qu’il ne faut PAS faire :

❌ Ne pas la faire vomir : risque d’étouffement.

❌ Ne rien faire boire ni manger tant qu’elle n’est pas bien réveillée.

❌ Ne pas la laisser seule, même “juste 5 minutes”.

❌ Éviter de la forcer à marcher, prendre une douche froide, ou la “réveiller” par des méthodes violentes.

Ce qu’il est utile de faire :

  • Rester avec la personne, parler calmement, la stimuler doucement.

  • Noter (si possible) : heure de la dernière prise, produits consommés, antécédents connus.

  • En milieu festif / associatif : prévenir l’équipe référente, sécuriser l’environnement (bruit, foule, risque de chute).


Formulations possibles pour expliquer ces repères au patient / aux proches

a) Pour expliquer le risque de GHB/GBL

  • “Le G, ce n’est pas juste ‘dormir profondément’. À certaines doses, ça peut mettre le cerveau comme en ‘pause’, avec une respiration qui ralentit trop. C’est ça qui peut devenir dangereux.”

  • “On s’inquiète surtout quand on n’arrive plus à réveiller la personne ou qu’elle respire très lentement ou bizarrement.”

b) Pour expliquer quand appeler le 15 / 112

  • “Si un jour vous voyez quelqu’un sous G qui ne se réveille presque pas, ou qui respire très lentement, ce n’est pas à surveiller : il faut appeler le 15 ou le 112 tout de suite.”

  • “Vous n’avez pas besoin d’être sûr que c’est grave pour appeler. Si vous hésitez, vous appelez, et vous expliquez simplement ce que vous voyez.”

c) Pour rassurer sans minimiser

  • “La plupart des comas au G se résolvent avec le temps, mais on ne peut pas deviner à l’œil lesquels vont poser un problème respiratoire. D’où ces repères simples : réveil, respiration, vomissements, convulsions.”

d) Pour outiller les pairs-aidants / équipes associatives

  • “Dans le doute, utilisez vos trois questions : est-ce qu’il/elle respire bien ? est-ce qu’on arrive à le/la réveiller ? est-ce qu’il/elle vomit ou risque de s’étouffer ? Si un de ces points vous inquiète → vous mettez en PLS et vous appelez le 15/112.”

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